Comité de coopération transfrontalière : « Il ne faut plus jamais fermer les frontières », selon Brigitte Klinkert

Publié le
mer, 10/06/2020 - 16:00
Tirer les leçons de la crise sanitaire et réfléchir ensemble à une meilleure coordination en matière de coopération transfrontalière. En un mot, renforcer l’Europe. C’était l’ambition de la réunion du Comité de coopération transfrontalière (CCT), qui s’est tenue aujourd’hui 10 juin en visio-conférence. / Ausschuss für grenzüberschreitende Zusammenarbeit – Brigitte Klinkert : « Nie wieder Grenzen schließen » Lehren aus der Coronakrise ziehen und gemeinsam über eine bessere Koordination in der grenzüberschreitenden Zusammenarbeit nachdenken. In einem Wort, Europa stärken. Dies war das Ziel der Sitzung des Ausschusses für grenzüberschreitende Zusammenarbeit (CCT), die am 10. Juni per Videokonferenz stattgefunden hat.

Cette instance déterminante, créée par le traité d’Aix-la-Chapelle et placée sous l’égide de la Secrétaire d’Etat chargée des affaires européennes, Amélie de Montchalin et du Ministre adjoint chargé des affaires européennes de la République Fédérale d’Allemagne, Michael Roth, se réunissait pour la troisième fois depuis le début de l’année.

Harmoniser les règles sanitaires

« Nous avons vécu le pire et le meilleur ; le repli sur soi, mais aussi la solidarité par-delà les frontières », a résumé Brigitte Klinkert, avant d’aborder deux volets majeurs : la nécessité d’une harmonisation des règles sanitaires dans notre bassin de vie commun et celle de coordonner notre gestion des frontières. La Présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin a notamment déploré la levée tardive des contrôles aux frontières, prévue le 15 juin, ainsi que la mise en œuvre la semaine passée « seulement » d’une attestation unique pour les transfrontaliers. Elle a fermement demandé aux Ministères de l’Intérieur français et allemands « qu’à partir du 15 juin, plus aucune règle n’entrave les déplacements » de part et d’autre du Rhin et que « les restrictions [soient] levées dès lundi 15 juin au matin ».

Garder les frontières ouvertes

Elle a rappelé que selon elle, la décision de fermer les frontières sans consultation des acteurs locaux était « préjudiciable à l’amitié franco-allemande et à l’Europe » et exigé que celles-ci restent ouvertes à l'avenir en cas de crise. Des revendications que ses partenaires allemands et français étaient nombreux à partager avec elle. « L’accent doit être mis sur l’échelle locale, j’ai parfois l’impression que Berlin et Paris sont loin de nos réalités locales », a poursuivi Brigitte Klinkert, rappelant l’interdépendance qui caractérise le territoire du Rhin supérieur. Un territoire dont la gouvernance doit « se poursuivre au service de nos concitoyens ».

Rapprocher les citoyens d’un même territoire

La crise sanitaire a fait ressurgir des problèmes de fiscalité et d’imposition des frontaliers, mais aussi plus globalement le besoin urgent de faciliter les voies d’accès entre Français et Allemands avec, notamment, la mise en place des liaisons ferroviaires entre Haguenau et Rastatt et entre Colmar et Freiburg. Là encore, la Présidente a appelé ses confrères à plus d’efficacité, avec la signature avant fin juin de la convention de financement des études pré-opérationnelles de la liaison Colmar-Freiburg, « projet hautement symbolique ».

__ Ausschuss für grenzüberschreitende Zusammenarbeit – Brigitte Klinkert : « Nie wieder Grenzen schließen »

Lehren aus der Coronakrise ziehen und gemeinsam über eine bessere Koordination in der grenzüberschreitenden Zusammenarbeit nachdenken. In einem Wort, Europa stärken. Dies war das Ziel der Sitzung des Ausschusses für grenzüberschreitende Zusammenarbeit (CCT), die am 10. Juni per Videokonferenz stattgefunden hat.

Dieses durch den Aachener Vertrag geschaffene zentrale Gremium steht unter der Schirmherrschaft der Staatssekretärin für Europäische Angelegenheiten, Amélie de Montchalin und des stellvertretenden Europaministers der Bundesrepublik Deutschland, Michael Roth und tagte zum dritten Mal seit Anfang des Jahres. Harmonisierung der Gesundheitsvorschriften « Wir haben das Schlimmste, aber auch das Beste erlebt; Abschottung, aber auch grenzüberschreitende Solidarität », fasste Brigitte Klinkert zusammen, bevor sie auf zwei große Fragen einging: die Notwendigkeit, die Gesundheitsvorschriften in unserem gemeinsamen Lebensraum zu harmonisieren und die Erfordernis, unser Grenzmanagement zu koordinieren.

Die Präsidentin des Departementrats Haut-Rhin bedauerte insbesondere die für den 15. Juni vorgesehene « zu späte » Aufhebung der Grenzkontrollen, sowie die erst in der vergangenen Woche erfolgte Einführung einer einheitlichen Bescheinigung für Grenzgänger. Sie forderte das französische und das deutsche Innenministerium nachdrücklich auf, « dass ab dem 15. Juni auf beiden Seiten des Rheins keine Vorschriften mehr den Verkehr behindern » und dass « die Beschränkungen ab Montag, dem 15. Juni vormittags aufgehoben [werden] ».

Die Grenzen offen halten

Sie wiederholte ihre Ansicht, dass die Entscheidung, die Grenzen zu schließen, ohne lokale Schlüsselfiguren zu konsultieren, « der deutsch-französischen Freundschaft und Europa abträglich sei », und forderte, dass die Grenzen offen bleiben, falls Epidemien wie die des Coronavirus wieder auftauchen sollten. Dies sind Forderungen, die ihre deutschen und französischen Partner in großer Zahl mit ihr teilten. « Die Betonung muss auf der lokalen Ebene liegen, ich habe manchmal den Eindruck, dass Berlin und Paris weit von unseren lokalen Realitäten entfernt sind », fuhr Brigitte Klinkert fort und erinnerte an die Verflechtung, die das Oberrheingebiet kennzeichnet. Ein Territorium, dessen Regierung « weiterhin unseren Mitbürgern dienen » muss.

Bürger ein- und desselben Territoriums einander näher bringen

Die Gesundheitskrise hat zu einem Wiederaufleben der Probleme der Besteuerung von Pendlern geführt, aber auch ganz allgemein zu der dringenden Notwendigkeit, die Zugangswege zwischen Frankreich und Deutschland zu erleichtern, insbesondere durch die Einrichtung von Eisenbahnverbindungen zwischen Haguenau und Rastatt und zwischen Colmar und Freiburg. Auch hier rief die Präsidentin ihre Kolleginnen und Kollegen zu mehr Effizienz auf, indem sie vor Ende Juni die Unterzeichnung des Finanzierungsabkommens für die voroperativen Studien der Verbindung Colmar-Freiburg forderte. Ein « Projekt mit hohem Symbolwert », laut Brigitte Klinkert.