La solidarité franco-allemande dans la lutte contre le Covid-19 / La Présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin et la Ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche du Bade-Wurtemberg visitent ensemble l'Hôpital universitaire de Freiburg

Publié le
lun, 15/06/2020 - 18:15
- Brigitte Klinkert: « Malgré la fermeture des frontières, cette crise nous a encore plus rapprochés » - Theresia Bauer: « Soutien mutuel et engagement commun – c'est l'Europe dans laquelle nous vivons » - Une coopération renforcée dans le secteur de la santé a été actée Deutsch-Französische Solidarität im Kampf gegen Covid-19 / Ministerin und Departementrats-Präsidentin besuchen Uniklinik Freiburg - Theresia Bauer: „Gegenseitige Unterstützung und gemeinsames Engagement – das ist das Europa, das wir leben“ - Brigitte Klinkert: „Diese Krise hat uns trotz geschlossener Grenzen noch enger zusammengeführt“ - Verstärkte Zusammenarbeit im Gesundheitswesen verabredet

« L'amitié franco-allemande repose sur des bases solides. La crise du coronavirus nous l'a à nouveau démontré. Les relations de voisinage entre le Bade-Wurtemberg et l'Alsace sont particulièrement étroites ; nous n'avons pas hésité un instant à apporter une aide d'urgence lorsque nous avons reçu un appel au secours de la Présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin. Après tout, entre amis, on s'entraide. Je suis particulièrement heureuse que nous ayons pu envoyer d'ici un signe de solidarité qui a fait des émules dans toute l'Allemagne, puis toute l'Europe. C'est l'Europe dans laquelle je veux vivre », a déclaré Theresia Bauer, la Ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche du Bade-Wurtemberg, lundi 15 juin, à l'occasion d'une visite conjointe de l'hôpital universitaire de Freiburg avec Brigitte Klinkert, la Présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin.

« Grâce à l'énorme geste de solidarité venu du Land du Bade-Wurtemberg, cette crise nous a rapprochés encore plus, malgré la fermeture des frontières. Je tiens à exprimer ici mes sincères remerciements à Madame la Ministre : Merci, mille mercis, votre aide nous a permis de sauver des vies. Cette aide et cette générosité illustrent à elles seules l'importance de l'amitié franco-allemande », a abondé Brigitte Klinkert. Tout s'est joué en quelques heures le 21 mars : ce jour-là, l'hôpital universitaire de Freiburg est devenu le premier établissement à admettre un patient alsacien pendant la crise du Covid-19. Ont suivi les hôpitaux universitaires de Heidelberg, Mannheim et Ulm ainsi que d'autres hôpitaux du Land, qui ont à leur tour accepté des patients alsaciens gravement malades.

« Nous remercions tout particulièrement le personnel des hôpitaux concernés pour les soins médicaux et infirmiers prodigués aux patients français. Ils nous ont rendu un fier service », ont déclaré la Présidente et la Ministre. Renforcer la coopération sanitaire Theresia Bauer et Brigitte Klinkert ont convenu de renforcer encore la nécessaire et précieuse coopération transfrontalière dans le secteur de la santé entre le Bade-Wurtemberg et l'Alsace, et le Haut-Rhin en particulier, en s'appuyant sur les initiatives et les réseaux existants dans le Rhin supérieur.

« La crise sanitaire a montré clairement que la coopération sanitaire doit être encore renforcée. À l'avenir, il devrait être possible de traiter les habitants de la région des trois frontières, de Colmar, de Mulhouse et de Freiburg sur un pied d'égalité. Nous devons mettre en commun notre expertise. Nous avons besoin d'une véritable gestion commune pour ce qui nous tient le plus à cœur : la santé », a souligné Brigitte Klinkert.

Coopération des médecines universitaires de pointe

Pour le Haut-Rhin comme pour le Bade-Wurtemberg, c'est une situation gagnante-gagnante qui pourrait résulter de l'intensification de cette coopération, a poursuivi Theresia Bauer : « La pandémie nous a tous mis face à d'énormes défis. Si nous mettons en commun les enseignements tirés de cette pandémie, cela nous donnera de nouvelles perspectives importantes, des deux côtés du Rhin. La médecine universitaire de nos deux pays peut apporter une contribution très importante à cet égard. Un tel échange peut également devenir un modèle au sein de l'Union européenne. »

Mettre en place des projets de recherche et d'enseignement transfrontaliers

« Les grands réseaux sont particulièrement avantageux pour les études cliniques sur de nouvelles thérapies. Ils permettent de générer des ensembles de données plus importants et d'acquérir ainsi de nouvelles connaissances sur les meilleurs traitements possibles pour le patient. Les méthodes de l'intelligence artificielle sont indispensables dans ce concept de médecine personnalisée », a précisé la Ministre Theresia Bauer, qui mise notamment sur la coopération franco-allemande dans le domaine de l'intelligence artificielle et de la recherche médicale.

En ce sens, le projet commun déjà existant CLINNOVA (Centre of Excellence in Digital Health and Personalised Medicine, Luxemburg - Grand Est - Baden-Württemberg) pourrait être développé davantage, afin d'en faire un projet commun exemplaire en matière de coopération transfrontalière. « La recherche commune ouvre de nouvelles options thérapeutiques et élargit plus globalement tous les réseaux déjà existants », a souligné la Ministre. Theresia Bauer et Brigitte Klinkert se sont également prononcées en faveur de l'extension de l'enseignement transfrontalier de la médecine. Le renforcement de la médecine générale tout comme les mesures en faveur d'une formation plus axée sur la pratique pourraient bénéficier de la coopération transfrontalière. Les facultés de médecine de la région ont été invitées à élaborer des propositions concrètes à cet égard.

« La formation commune constitue la base de l'intensification de la coopération à l'avenir. Nous pouvons apprendre de nos expériences mutuelles pour un enseignement plus axé sur les pratiques et les compétences », ont souligné Brigitte Klinkert et Theresia Bauer.

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„Die deutsch-französische Freundschaft steht auf festem Boden. Das hat uns die Corona-Krise gezeigt. Die nachbarschaftlichen Beziehungen zwischen Baden-Württemberg und dem Elsass sind besonders eng; wir haben deshalb keinen Moment gezögert und Soforthilfe geleistet, als uns der Hilferuf der Präsidentin des Departementrats des Haut-Rhin erreichte. Man hilft sich schließlich unter Freunden. Besonders freue ich mich, dass wir von hier aus ein Zeichen der Solidarität setzen konnten, das deutschland- und europaweit Nachahmer gefunden hat. Das ist das Europa, das ich leben möchte“, sagte die baden-württembergische Wissenschaftsministerin Theresia Bauer am Montag (15. Juni) anlässlich eines gemeinsamen Besuchs mit der Präsidentin des Conseil départemental du Haut-Rhin Brigitte Klinkert am Universitätsklinikum in Freiburg.

„Dank der ungeheuren Solidaritätsbekundung des Landes Baden-Württemberg hat uns diese Krise trotz der geschlossenen Grenzen noch enger zusammengeführt. Ich möchte der Ministerin hier meinen aufrichtigen Dank aussprechen: Danke, tausend Mal danke, Ihre Hilfe hat es uns ermöglicht, Leben zu retten. Sie allein veranschaulicht die Bedeutung der deutsch-französischen Freundschaft“, sagte Präsidentin Klinkert. Die Uniklinik Freiburg war das erste Krankenhaus, das am 21. März innerhalb weniger Stunden einen elsässischen Patienten während der Covid-19-Krise aufgenommen hat. Neben dem Universitätsklinikum in Südbaden haben auch die Universitätskliniken in Heidelberg, Mannheim und Ulm sowie weitere Krankenhäuser in Baden-Württemberg schwerstkranke Patientinnen und Patienten aus dem Elsass aufgenommen. „Unser besonderer Dank gilt den Mitarbeiterinnen und Mitarbeitern aller beteiligter Kliniken für die ärztliche und pflegerische Betreuung der französischen Patienten. Sie haben einen wertvollen Dienst geleistet“, so Präsidentin und Ministerin.

Zusammenarbeit im Gesundheitswesen über Grenzen hinweg stärken

Bauer und Klinkert verständigten sich darauf, die gute und wertvolle grenzüberschreitende Zusammenarbeit im Gesundheitswesen zwischen Baden-Württemberg und dem Elsass und speziell Haut-Rhin noch weiter zu stärken und dabei auf bereits bestehende Initiativen und Netzwerke am Oberrhein aufzubauen. „Die Gesundheitskrise hat deutlich gemacht, dass die grenzüberschreitende Zusammenarbeit im Gesundheitswesen weiterhin verstärkt werden muss. In Zukunft sollte es möglich sein, dass die Einwohner des Dreiländerecks in Colmar und in Freiburg gleichermaßen behandelt werden können. Wir müssen unser Fachwissen bündeln. Wir brauchen ein echtes gemeinsames Management dessen, was uns am meisten am Herzen liegt: die Gesundheit“, betonte Klinkert.

Kooperation der hochspezialisierten universitären Spitzenmedizin Für Haut-Rhin wie auch für Baden-Württemberg könne durch die verstärkte Kooperation eine Win-Win-Situation entstehen, so Bauer: „Die Pandemie hat uns alle vor große Herausforderungen gestellt. Wenn wir unsere Erfahrungen im Sinne von lessons learned aus der Corona-Pandemie zusammenbringen, gewinnen beide Seiten wichtige neue Erkenntnisse. Die Hochschulmedizin unserer beiden Länder kann hier sehr wichtige Beiträge leisten. Ein solcher Austausch kann auch Modellcharakter innerhalb der Europäischen Union erlangen.“

Grenzüberschreitende Forschungs- und Lehrprojekte verankern

„Gerade bei klinischen Studien zu neuen Therapien sind große Verbünde von Vorteil. Sie erlauben es, größere Datensätze zu erzeugen und dadurch neue Erkenntnisse auch für die bestmögliche Behandlung des einzelnen Patienten zu gewinnen. Für dieses Konzept der Personalisierten Medizin sind Methoden der Künstlichen Intelligenz unverzichtbar“, sagte Ministerin Bauer. Sie setze daher große Erwartungen in eine deutsch-französischen Kooperation sowohl im Bereich der Künstlichen Intelligenz als auch der Medizinforschung. In diesem Sinne könne das bereits bestehende gemeinsame Projekt CLINNOVA (Centre of Excellence in Digital Health and Personalised Medicine, Luxemburg - Grand Est - Baden-Württemberg) zu einem exemplarischen Verbundprojekt der grenzüberschreitenden Zusammenarbeit weiterentwickelt werden. „Gemeinsame Forschung erschließt neue Therapieoptionen und schafft überhaupt viele persönliche Netzwerke“, unterstrich die Ministerin.

Bauer und Klinkert sprachen sich auch für einen Ausbau der grenzüberschreitenden Lehre in der Medizin aus. Sowohl die auf den Weg gebrachte Stärkung der Allgemeinmedizin als auch Maßnahmen für eine praxisnähere Ausbildung könnten durch die grenzüberschreitende Kooperation zusätzlich gewinnen. Die Medizinischen Fakultäten der Region wurden gebeten, hierzu konkrete Vorschläge auszuarbeiten. „Eine gemeinsame Ausbildung bildet die Basis für die Intensivierung der Kooperation in der Zukunft. Wir können gegenseitig von den Erfahrungen für eine stärker praxis- und kompetenzorientierte Lehre lernen“, betonten Klinkert und Bauer.