Large consensus pour la ligne Colmar-Freiburg

La nouvelle ligne de train compte parmi les 15 projets prioritaires du Traité franco-allemand d’Aix-la-Chapelle. Depuis deux ans, le projet de réouverture de cette ligne se fait à travers un large consensus, au plus haut niveau des États français et allemand, comme à l’échelle locale avec les partenaires alsaciens et badois.

A l’initiative de Brigitte Klinkert, Présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin, les maires des communes irriguées par la future ligne Colmar-Freiburg, les conseillers départementaux, le Président de la Région, les parlementaires haut-rhinois et de nombreux élus du territoire concerné se sont retrouvés en septembre dernier pour échanger sur le projet, prendre connaissance des nombreuses avancées positives intervenues ces derniers mois et mesurer tout son potentiel pour le développement du territoire.

Ils ont souhaité marquer leur soutien au projet par la formalisation d’un groupe de mobilisation :  Villes et Territoires pour le Train Colmar-Freiburg. Celui-ci sera étroitement associé à la mise en œuvre du projet et se mobilisera pour sa réussite en lien avec d’autres acteurs de la société civile comme par exemple l’association Trans Rhin Rail Colmar Freiburg.

 

Breiter Konsens für die Verbindung Colmar-Freiburg

Die neue Bahnstrecke gehört zu den 15 prioritären Vorhaben für die Umsetzung des Vertrags von Aachen. Das Projekt zur Wiedereröffnung dieser Bahnverbindung findet in Deutschland und Frankreich seit zwei Jahren einen breiten Konsens, und zwar sowohl auf höchster staatlicher Ebene als auch lokal bei den elsässischen und badischen Partnern.

Auf Initiative der Präsidentin des Conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, trafen sich die Bürgermeister der Gemeinden, die an der zukünftigen Strecke Colmar-Freiburg liegen, die Departementsräte, der Präsident der Region, die Parlamentarier aus dem Haut-Rhin sowie zahlreiche andere Amtsträger aus der Gegend im September, um über das Projekt zu diskutieren, die zahlreichen, in den vergangenen Monaten erzielten Fortschritte zur Kenntnis zu nehmen und sich das Potenzial des Projekts für die Entwicklung der gesamten Region bewusst zu machen.

Anlässlich dieses Treffens bildeten sie zur Unterstützung des Projekts die Interessengruppe „Villes et Territoires pour le Train Colmar-Freiburg“ („Städte und Gebiete für den Zug Colmar-Freiburg“). Diese Gruppe arbeitet eng an der Umsetzung des Projekts mit und setzt sich mit anderen Akteuren der Zivilgesellschaft, wie etwa dem Verein Trans Rhin Rail Colmar, für dessen erfolgreiche Durchführung ein.

Dix liaisons quotidiennes en 1914

Mise en service en 1878, la ligne ferroviaire Colmar-Freiburg a fonctionné jusqu’en 1945, année de la destruction du pont sur le Rhin. Rappel historique.

Dès les années 1860, une liaison ferroviaire est envisagée entre Colmar et Freiburg comme un des maillons de la ligne Paris-Vienne. L’Alsace est alors française. Il faut attendre les années 1870 et le développement du transport ferroviaire pour que le projet devienne réalité. Le 7 juin 1878, la ligne Colmar-Breisach-Freiburg est inaugurée : entre temps l’Alsace a été annexée à l’Empire allemand. Les travaux du pont sur le Rhin, entre Neuf-Brisach et Breisach, ont commencé dès 1875.

Dix liaisons par jour en 1914

La ligne connait très vite un vif succès. A son apogée, en 1914, dix liaisons quotidiennes sont assurées entre les deux villes reliées en un peu plus d’une heure. Après 1918 et le retour de l’Alsace à la France, la fréquentation diminue un peu mais reste néanmoins importante jusqu’en octobre 1939 où le pont sur le Rhin est détruit une première fois, lors de la retraite de l’armée française. Reconstruit par les autorités allemandes, il sera bombardé par l’aviation alliée en février 1945.

Cette fois, le pont ne sera pas reconstruit. Côté français la ligne s’arrête à Neuf-Brisach. Le trafic voyageur, réduit à deux liaisons par jour, sera même supprimé en 1969 et remplacé par une liaison par autocar. Aujourd’hui la ligne est encore utilisée pour le transport de marchandises. Côté allemand, la ligne Freiburg-Breisach connait au contraire un véritable engouement : trente trajets quotidiens cadencés toutes les 30 minutes. Le succès est tel que la ligne est en cours d’électrification et qu’une fréquence toutes les 15 minutes est envisagée.

Relancé depuis quelques années par le département du Haut-Rhin, le projet de reconstruction du pont ferroviaire sur le Rhin et de réouverture de la ligne est désormais entré dans sa phase active : il pourrait compter parmi les dix-neuf liens ferroviaires manquants identifiés par l’Union européenne et est inscrit parmi les quinze priorités du Traité franco-allemand d’Aix-la-Chapelle de janvier 2019.

Zehn Verbindungen pro Tag im Jahr 1914

Die 1878 in Betrieb genommene Bahnstrecke Colmar-Freiburg wurde bis zur Zerstörung der Rheinbrücke im Jahr 1945 genutzt. Ein Blick in die Geschichte.

Bereits in den 1860er Jahren war eine Bahnstrecke zwischen Colmar und Freiburg als Teil der Strecke Paris-Wien im Gespräch. Damals gehörte das Elsass zu Frankreich. Umgesetzt wurde das Projekt allerdings erst in den 1870er Jahren im Zuge des Ausbaus des Eisenbahnnetzes. Am 7. Juni 1878 wurde die Strecke Colmar-Breisach-Freiburg eingeweiht: Zwischenzeitlich war das Elsass allerdings vom Deutschen Reich annektiert worden. Mit dem Bau der Rheinbrücke zwischen Neuf-Brisach und Breisach begann man 1875.

Zehn Verbindungen pro Tag im Jahr 1914

Die Bahnverbindung fand schnell großen Anklang. Ihren Höhepunkt erreichte sie 1914, als zwischen den beiden Städten täglich zehn Züge fuhren. Die Fahrt dauerte damals etwas mehr als eine Stunde. Als das Elsass 1918 wieder zu Frankreich gehörte, wurde die Strecke weiterhin stark genutzt, wenngleich auch etwas weniger, bis schließlich beim Rückzug der französischen Armee im Oktober 1939 die Rheinbrücke erstmals zerstört wurde. Sie wurde von den deutschen Behörden zwar wiederaufgebaut, im Februar 1945 allerdings bei Luftangriffen der Alliierten bombardiert und dann nicht wiederaufgebaut.

Auf französischer Seite endete die Strecke in Neuf-Brisach. Der Reiseverkehr beschränkte sich damals auf zwei Verbindungen pro Tag und wurde 1969 schließlich ganz eingestellt. Stattdessen fuhr nun ein Bus. Heute fahren auf der Strecke noch Güterzüge. Ganz anders auf deutscher Seite hier erfreut sich die Verbindung Freiburg-Breisach großer Beliebtheit: 30 Züge sind dort täglich im 30-Minuten-Takt unterwegs. Angesichts des großen Zulaufs wird die Strecke derzeit sogar elektrifiziert und ein 15-Minuten-Takt geplant.

Vor einigen Jahren initiierte das Departement Haut-Rhin den Wiederaufbau der Eisenbahnbrücke über den Rhein und die Wiedereröffnung der Bahnverbindung. Dieses Projekt ging mittlerweile in die aktive Phase: Es könnte zu den 19 von der Europäischen Union erfassten fehlenden Bahnverbindungen zählen und ist Teil der 15 prioritären Vorhaben für die Umsetzung des Vertrags von Aachen, der im Januar 2019 unterzeichnet wurde.

Un potentiel de 3500 et 5900 voyageurs par jour

Le 14 février dernier, le Conseil départemental du Haut-Rhin a approuvé la convention de cofinancement des études préliminaires aux travaux pour la ligne Colmar-Freiburg. Il y participera à hauteur de 580 000 €. Depuis 2 ans, la Présidente Brigitte Klinkert s’est engagée en première ligne pour ce projet.

A peine 40 km de plaine séparent  Colmar (116 000 habitants) et  Freiburg (300 000 habitants) alors qu’aucune liaison ferroviaire ne les relie. En Europe, le cas est unique ! Il n’en fallait pas plus pour relancer le projet de liaison ferroviaire Colmar-Freiburg porté par le département du Haut-Rhin et le Land de Baden-Wurtemberg et soutenu par la Région Grand Est, la Banque des Territoires, les Etats français et allemand ainsi que par l’Union européenne.

En mars 2019, une étude de mobilité multimodale avait situé le potentiel de trafic sur la ligne ferroviaire entre 3 500 et 5 900 voyageurs par jour, dont 1 400 à 2 000 voyageurs transfrontaliers. De quoi réduire le trafic routier de 5 000 véhicules par jour et contribuer à une réduction importante des émissions de gaz à effet de serre. Au lieu de 1 % actuellement la part du transport collectif dans les déplacements atteindrait alors 20 %.

Outre la reconstruction du pont ferroviaire sur le Rhin et la suppression des passages à niveau côté français, l'étude envisage plusieurs scenarii, notamment quant au nombre de gares desservies ou quant au choix entre un train classique ou un tram-train. Le Conseil départemental du Haut-Rhin a fortement fait valoir son souhait que cette liaison entre les deux villes soit directe et assurée par un train alimenté aux énergies vertes.

Le coût du projet est évalué entre 235 et 275 millions d’euros. Le calendrier envisage une remise des premières études opérationnelles en 2021, des études préliminaires par SNCF Réseaux et DB Netz de 2020 à 2022, le début des travaux en 2024 pour une livraison en 2026.

Ce projet s’inscrit dans le projet global d’aménagement du territoire de Fessenheim en prévision de la fermeture de la centrale.

Voraussichtlich 3500 bis 5900 Fahrgäste pro Tag

Am 14. Februar billigte der Conseil départemental du Haut-Rhin die Vereinbarung zur Kofinanzierung der Vorstudien für das Bahnprojekt Colmar-Freiburg. Er beteiligt sich daran mit einem Betrag in Höhe von 580 000 €. Präsidentin Brigitte Klinkert engagiert sich seit zwei Jahren in vorderster Reihe für das Projekt.

Zwischen Colmar (116 000 Einwohner) und Freiburg (300 000 Einwohner) liegen gerade einmal 40 km Rheinebene, und doch besteht keinerlei Bahnverbindung. Das ist ein europaweit einzigartiger Fall! Anlass genug, um das Projekt einer Bahnverbindung zwischen Colmar-Freiburg neu anzustoßen, zumal es vom Departement Haut-Rhin, dem Land Baden-Württemberg, der Region Grand Est, der Banque des Territoires, dem deutschen und französischen Staat und der Europäischen Union unterstützt wird.

Einer im März 2019 durchgeführten Studie zur multimodalen Mobilität zufolge liegt das Fahrgästepotenzial auf dieser Bahnstrecke zwischen 3 500 und 5 900 Nutzern pro Tag, darunter 1 400 bis 2 000 Grenzgänger. Dadurch wären täglich 5 000 Fahrzeuge weniger auf den Straßen unterwegs, was wiederum erheblich zur Reduzierung der Treibhausgasemissionen beitragen würde. Der Anteil des öffentlichen Personenverkehrs am Gesamtaufkommen würde damit von derzeit 1 % auf 20 % hochschnellen.

Neben dem Wiederaufbau der Eisenbahnbrücke über den Rhein und der Beseitigung der Bahnübergänge auf französischer Seite schlägt die Studie mehrere Szenarien vor, insbesondere hinsichtlich der Anzahl der Haltestellen und der Wahl zwischen einem herkömmlichen Zug oder einer Stadtbahn. Der Conseil départemental du Haut-Rhin sprach sich nachdrücklich für eine Direktverbindung zwischen den beiden Städten und einen mit grüner Energie betriebenen Zug aus.

Die Projektkosten werden auf 235 bis 275 Millionen Euro geschätzt. Die Agenda sieht wie folgt aus: 2021 Übergabe der ersten technisch-operationellen Studien, 2020 bis 2022 Vorstudien seitens SNCF Réseaux und DB Netz, 2024 Beginn der Bauarbeiten, 2026 Übergabe.

Dieses Projekt ist Teil des mit Blick auf die Schließung des Kernkraftwerks Fessenheim eingeleiteten Raumordnungsprojekts.